mardi 4 mars 2014

Les Gilets Jaunes rencontrent David Douillet, Député maire !



Les Gilets Jaunes rencontrent David Douillet


David Douillet, député de la 12ème circonscription des Yvelines et ex ministre des sports, s'est rendu dans le Var ce lundi 3 mars pour soutenir les maires dans leur candidature aux élections municipales.

Dans un planning très chargé, Mr Douillet a pris le temps de me recevoir en tant que représentante nationale des Gilets Jaunes, accompagnée de deux autres membres, Laurence et Maryline.

Cet entretien avait pour but de mieux comprendre la démarche de l'opposition, opposée à la réforme des rythmes scolaires. Nous avons été reçues en mairie de Lorgues, avec Mr le Maire et son adjointe à l'éducation.


Le député et Xavier Bertrand avaient proposé une loi visant à laisser libre choix aux communes d'appliquer ou pas la réforme; proposition rejetée.

Cela a été l'objet de ma première question...

 

 - Pourquoi avoir proposé cette loi, qui aurait accentué les inégalités territoriales ? 

David explique qu'à ce moment-là, n'étant pas expert des rythmes de l'enfant, il était impossible de savoir si cette réforme était intéressante ou pas pour les enfants. Ils ont bien sûr pensé au problème des inégalités, mais plutôt que d'imposer un décret, il préconisait que chaque commune, en partenariat avec les professionnels de l'enfance et les parents, décident ou pas de l'appliquer.

 

- S'agit-il pour vous de condamner le désengagement de l'état ?                             

Effectivement, le député déplore un désengagement de l'état à tous niveaux, il explique que cette démarche est inadmissible.

 

- Comment se fait-il qu'aujourd'hui l'UMP condamne une réforme qu'il avait alors préconisée avec le PS en 2010 dans un rapport parlementaire ?                                                                

En 2010, il s'agissait en effet d'un rapport, d'une proposition de remanier les rythmes scolaires. En aucun cas nous n'aurions "pondu" le décret actuel concernant la réforme des rythmes ! Pourquoi pas se pencher sur une modification du temps scolaire ? Mais en concertation avec les acteurs, en prenant le temps d'y réfléchir, et non en passant en force un texte qui n'a fait l'objet d'aucune concertation.

 

- Pourquoi certains élus des grandes villes ne se sont toujours pas prononcés  ?                 

Posez leur la question... Je le déplore, lorsque je rencontre mes élus, je leur explique qu'ils feront ce qu'ils voudront, mais en connaissance de causes ! Nous discutons alors des tenants et des aboutissants de cette réforme, et je les invite à rejeter la réforme Peillon !

 

- En tant que professeur des écoles, je me suis heurtée au devoir de réserve que pensaient avoir mes collègues. Vous n'êtes pas sans savoir les pressions gouvernementales et ministérielles qui pèsent sur chacun d'entre nous... Aujourd'hui je me heurte à des maires qui rejettent la réforme mais qui expliquent que "c'est la loi, je n'ai pas le choix". Que faire ?                 

Mais si... Ils ont le choix ! Que voulez-vous que l'on fasse à un maire qui n'appliquera pas cette réforme ? Le mettre en prison ? Sachez qu'il existe bon nombre de lois qui, parce qu'elles ne sont pas applicables, ne sont pas appliquées, et pourtant ce sont des lois. Il faut expliquer aux élus qu'ils ont ce choix !

 

- Nous sommes les Gilets Jaunes, mouvement regroupant toutes les personnes contre la réforme, nous avons réellement 6 mois d'existence... Que pouvons-nous faire de plus que d'inviter les élus à nos manifestations, quel conseil me donnez-vous ?                 

Il faut à mon sens insister, n'hésitez pas à envoyer des mails aux députés. (J'ai montré les tracts des manifestations et des documents Gilets Jaunes à Mr Douillet) Faites un mail clair, donnez des chiffres, soyez concis et touchez les députés et sénateurs. Votre mouvement, que je ne connaissais pas, est important, ne lâchez rien, continuez. L'AMF a "baissé son pantalon" et c'est bien dommage. Il faut continuer à mobiliser et sensibiliser les élus, surtout en ce moment, je vous rejoins complètement !

Je suis moi-même papa et j'enseigne le judo. Il est évident, et vous le savez mieux que moi, que le temps de concentration, de disponibilité d'un enfant dans une journée est de 4 heures et encore vous avez raison de dire que c'est certainement moins. En enlevant la coupure du mercredi et dans le cadre de cette réforme, les journées des enfants ne sont pas plus courtes et je ne suis pas spécialiste mais je veux bien croire à la fatigue des enfants dès le jeudi matin.


Monsieur le Député m'a remis des documents et m'a donné des pistes de travail que j'ai soumises lundi soir au national. Nous avons commencé l'envoi d'un mail accompagné d'un dossier contenant le recours de Mr Schoettl, maire de Janvry et d'autres documents.

Mr Douillet a été très sensible à notre mouvement, qu'il découvrait alors. Hors mis le personnage ou encore l'appartenance politique de ce député, hors mis ses actions ou ses dires passés, ce monsieur est bel et bien CONTRE LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES et c'est tout ce qui m'intéresse !

Je le remercie de passer le message des Gilets Jaunes aux élus qu'il rencontrera, de parler de nous, et de respecter profondément notre mouvement. Il a par la suite, dans la soirée, reparlé des Gilets Jaunes, demandant à Mr Anselmet de nous aider... Nous le méritons selon lui et nous avons son soutien.

Cet entretien a été constructif et il s'est montré tant à l'écoute que porteur de conseils.

Quoi qu'on en pense, et CONCERNANT LES RYTHMES SCOLAIRES, je dis : MERCI Mr DOUILLET.


Céline FABRE - modératrice du 13/83 et nationale




jeudi 20 février 2014

Le leurre de la gratuité des activités périscolaires

De nombreuses communes sont obligées de demander une participation financière aux parents.

Gratuit à Paris, Dijon, Bourges ou Aubervilliers, payant sur la base du quotient familial ou d'un forfait dans d'autres villes. L'enquête publiée en août par le syndicat Snuipp, faisait état de disparités entre les communes. De 8 à 12 euros par trimestre à Mouriès (Bouches-du-Rhône), 20 euros par mois à Mandeure (Doubs), 5 euros l'année à Bourneville (Eure)… Et parmi les villes ayant opté pour la gratuité, certaines annonçaient déjà que la donne pourrait changer à l'avenir.

Les raisons de ce choix? Une incertitude, notamment dans les petites communes quant aux aides de l'État. À Faucogney (Haute-Saône), commune de 600 habitants, le maire explique que pour 2013, il n'avait pas suffisamment de visibilité concernant les subventions et qu'il a donc préféré faire payer les familles.
À Toulouse, ville qui en 2008 a fait le choix de rester à la semaine de quatre jours et demi, la mairie a construit depuis dix ans, via ses centres de loisirs associés à l'école (Clae), une offre périscolaire de qualité, payante. Entre 8 et 36 euros l'année en fonction de la fréquentation par l'élève de ces temps périscolaires, le matin, le midi et après 16 heures. La mairie explique en effet qu'elle...

jeudi 13 février 2014

Rencontre avec l'Inspecteur d'Académie du Var (DASEN)



"Rencontre avec Mr VERLUCCO
DASEN" 


A l’issue du rassemblement du 12 février 2014 devant les portes de l'Inspection Académique à Toulon, une délégation composée d'une modératrice "Gilets Jaunes" et des syndicats FO, CGT et SNE a été reçu en audience par Monsieur Le DASEN et son adjointe. 
· La délégation a déposé pour information au DASEN, 1038 signatures (récoltées par les "gilets jaunes" et FO) des plus de 4000 annoncées dans le Var demandant aux Maires de se prononcer contre l'application de la réforme des rythmes à la rentrée 2014.

· La délégation a demandé au Dasen du Var le nombre de mairies ayant donné leur avis concernant le nouveau temps scolaire que le ministre cherche à imposer dans le cadre de son décret du 24 janvier 2013.
Le DASEN a répondu que 100 avis (des mairies ou conseils d'écoles) sur 126 communes qui doivent appliquer la réforme en septembre ont fait remonté leurs propositions, qu'il manquait les avis des grandes villes.
Il a rappelé que ce n'était pas obligatoire d'avoir des propositions des mairies et que c'était l'Education Nationale, donc lui même, qui avait le pouvoir de décision finale, que cette décision pouvait s'échelonner par étapes jusqu'au mois de Juin.

· La délégation a rappelé que cette situation remettait en cause la libre administration des communes, l'organisation du périscolaire actuelle, contraignant les mairies à ne pas pouvoir assurer les TAP, à ne pas pouvoir recruter les personnels nécessaires et qualifiés, voire à contraindre les familles à payer la note (par l'impôt ou une prestation financière directe...)

· FO est intervenu pour que le Ministre réponde à la demande de report de maires, notamment de La Seyne. M le DASEN a répondu ne pas avoir été informé officiellement de cette demande.

FO considère que le Comité Départemental de l'Education Nationale (CDEN) du Var du 19 février devrait se prononcer contre la validation des nouveaux horaires dans la situation où la majorité des personnels avec les parents rejette cette réforme.

Les professeurs notent sévèrement la réforme des rythmes scolaires

Selon le SNUipp, principal syndicat du premier degré, seuls 22 % des enseignants estiment que le passage à la semaine des quatre jours et demi a amélioré les conditions d’apprentissage.

Six mois après la mise en application des nouveaux rythmes scolaires dans environ 20 % des écoles primaires, les professeurs expriment une nette insatisfaction à l’égard de cette réforme, qui a été largement contestée et doit être généralisée à la rentrée prochaine. 
C’est la conclusion d’une enquête réalisée...

samedi 8 février 2014

Des parents d'élèves manifestent contre les rythmes scolaires à Toulon

Une cinquantaine de parents d'élèves se sont rassemblés ce samedi matin sur la place de la Liberté à Toulon contre la réforme des rythmes scolaires.
Ils ont lancé un appel à la manifestation, mercredi 12 février à 14h, devant l'inspection académique. Dans le même temps, le comité de réforme de suivi de l'éducation nationale se réunit au ministère pour faire un bilan de la réform. 
Les parents d'élèves souhaitent toujours l'abrogation de de cette réforme.

dimanche 2 février 2014

Appel au boycott et à la manif à Toulon contre la réforme des rythmes scolaires

Mouvement spontané et apolitique à l’initiative de parents contre la réforme, les gilets jaunes de «CLRDRS» tiennent à se faire entendre, pour obtenir le retrait de la réforme des rythmes scolaires.

Propagé en grande partie sur les réseaux sociaux, le mouvement est fédérateur, puisque le groupe national compte près de 50000 membres, tandis que le groupe « 83-13 » (Var et Bouches-du-Rhône) en compte près de 2000. La mobilisation est enfin décliné en groupes municipaux, comme par exemple à Saint-Zacharie, où une centaine de personnes en sont membres.
« CLRDRS » invite les parents à deux actions nationales cette semaine pour exprimer leur opposition.
Tout d’abord une journée de boycott des écoles, ce vendredi 7 février. Il s’agit de la deuxième du genre après celle du 13 novembre.

Le lendemain, samedi, la deuxième action se jouera à Toulon, avec un rassemblement de tous les « gilets jaunes », place de la Liberté, à 10 heures ».
A l’image d’Amandine, maman animant le «CLRDRS» de Saint-Zacharie, le mouvement appelle « tous les ...

Suite de l'article sur Var Matin : http://www.varmatin.com/brignoles/appel-au-boycott-et-a-la-manif-a-toulon-contre-la-reforme-des-rythmes-scolaires.1564704.html