mercredi 3 avril 2013

Rythmes scolaires: le choix des communes varoises

14 communes sur 140 feront passer leurs écoles à 4,5 jours à la prochaine rentrée scolaire, soit 6,21 % des élèves du Var. Les autres villes préfèrent attendre 2014. Un comité de suivi créé
Tous les conseils municipaux ont pris leur décision. Finalement, seules14 communes feront passer leurs écoles primaires et maternelles à 4 jours et demi (avec cours majoritairement le mercredi matin) dès septembre 2013, au lieu de 4 jours hebdomadaires. Les 126 autres villes et villages possédant un établissement scolaire (sur 153 communes varoises, 13 n’abritant pas d’école), attendront donc la rentrée 2014 pour appliquer la réforme voulue par Vincent Peillon.
En terme d’effectifs, ce sont 5 442 élèves exactement, sur 88 000 scolarisées dans 536 écoles publiques, qui vont adhérer à ce nouveau rythme dans quelques mois, soit 6,21 % de la population scolaire du premier degré. Hormis Sanary, Bandol et Brignoles, le gros des troupes de villes volontaires est constitué de villages aux effectifs modestes.

Travail de longue haleine
Des chiffres cruels pour le ministre de l’éducation nationale qui espérait une adhésion à sa réforme au moins d’une commune sur deux en France. On en est loin. En fait, une sur quatre a dit oui, ce qui représente 20 à 25 % des élèves. Et quatre fois moins dans le Var.
Des choix que le ...

vendredi 29 mars 2013

Rythmes scolaires : "On veut conserver un temps de l'école rigide dans une société où le temps est de plus en plus souple"

Jean Viard, sociologue, directeur de recherche CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), a beaucoup travaillé sur les "temps sociaux", des loisirs aux 35 heures. Il est l'auteur, entre autres, de Repenser les temps (2003), et Nouveau portrait de la France : la société des modes de vie (2011).

La réforme des rythmes scolaires a suscité une opposition importante chez les professeurs des écoles et les parents d'élèves. Leurs inquiétudes vous surprennent-elles ?

Pas vraiment. Le temps renvoie à quelque chose d'extrêmement intime. Toucher au temps, c'est toucher aux habitudes du quotidien, aux petits arrangements qui font que, chaque jour, on trouve un équilibre entre vie intime et vie professionnelle – déposer les enfants à l'école, attraper un bus, arriver à l'heure à une réunion, réussir à voir des amis entre deux rendez-vous… Toucher au temps, c'est toucher à cet équilibre, et cela coince, même quand on "donne" du temps aux gens.

En 1936, la création des congés payés a parfois suscité de fortes inquiétudes, une semaine de temps libéré était alors synonyme soit de chômage, soit de maladie. Les congés, les loisirs, les voyages… le temps se construit, et le sentiment de perdre la maîtrise de son emploi du temps génère des peurs.
En cinq ans, les enseignants se sont adaptés à la semaine de quatre jours. Ils n'ont pas de gros salaires ; même quand ils enseignent en ville, ils vivent souvent en périphérie, car ils peuvent faire des allers-retours importants sur quatre jours.

Rétablir une demi-journée d'école supplémentaire, aussi rapidement, demande des adaptations. Cela revient à

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/29/rythmes-scolaires-il-y-a-la-peur-d-une-rupture-d-egalite_3150561_3224.html#6EsB5ohlqOmmXftC.99

jeudi 21 février 2013

LES AVANTAGES DES 4,5 JOURS N’ONT JAMAIS ÉTÉ PROUVÉS…

Une réforme des rythmes scolaires pour le bien des enfants, toutes les études sont unanimes… On lit ça partout, mais on ne voit jamais les études dont on parle et pour cause… aucune étude ne montre que 4,5 jours avec le mercredi matin serait mieux.
La semaine de 4 jours, que l’on semble désormais voir comme le pire des maux existait dans de nombreuses écoles de France, avant sa généralisation par Xavier Darcos en 2008. Et de nombreuses villes...

vendredi 15 février 2013

Nouveaux rythmes scolaires dès la rentrée prochaine à Signes

Lors du conseil municipal, jeudi soir, les élus Signois ont validé l'application, dès la rentrée 2013, de la réforme des rythmes scolaires.
Concrètement, la semaine scolaire comportera 24 heures d'enseignement réparties sur 9 demi-journées. Ces heures de cours seront organisés les lundi, mardi, jeudi, et vendredi à raison de 5h30 maximum par jour, et le mercredi matin durant 3h30. La durée de la pause méridienne sera de 1h30 minimum.
Si la commune a décidé de mettre en oeuvre cette réforme cette année, c'est qu'elle peut le faire sans trop de conséquences. « Nous en avons d'abord discuté avec les parents d'élèves et les enseignants, explique le maire Jean Michel. Nous avons abouti au constat qu'on peut se lancer dès cette année car on peut s'adapter du fait que bon nombre d'activités péri-scolaires sont déjà en place. Nous avons en effet l'Odelvar et toutes les activités sportives et musicales ».
Du point de vue financier, « cela ne nous coûte que très peu, d'autant que nous récupérerons les subventions prévues par l'Etat. En plus, poursuit le maire, il n'y aura pas de cantine supplémentaire, les petits iront aux activités ou rentreront chez eux. Et une partie du personnel communal sera mobilisé, sachant que les agents qui seront mis à contribution récupéreront davantage de congés d'été ».

mercredi 13 février 2013

Rythmes scolaires: pourquoi ça coince

On résume trop souvent – à tort – le bras de fer qui oppose syndicats enseignants et ministre de l’Éducation nationale à la seule demi-journée supplémentaire. Les syndicats le répètent pourtant à l’envi : ils ne sont pas contre la semaine des quatre jours et demi.

Les principaux points de divergence sont ailleurs. Cédric Turco, secrétaire départemental adjoint du SNUipp dans le Var, syndicat majoritaire dans le premier degré, les détaille. « Premier point : la refondation de l’école, telle que présentée actuellement, sous-entend une délégation plus grande aux mairies. On est contre cette décentralisation. Si cette réforme est adoptée, l’école ne sera plus la même à Toulon, Brest, Strasbourg ou Lille. Autrement dit, l’école ne sera plus nationale. Deuxième point : renoncer à la gratuité jusque-là obligatoire des activités périscolaires revient à privatiser l’école. On ne peut l’accepter. Enfin, on reste très attaché à la polyvalence des enseignants. On ne veut pas que l’enseignement se résume à lire, dire et écrire. L’éducation physique et sportive, la musique, les arts plastiques doivent rester des matières dispensées par les enseignants. »


POUR
Christophe Ducou, directeur de l’école Jules-Verne à La Seyne : « De véritables avancées »
Hier, Christophe Ducou n’a pas manifesté. D’ailleurs, au sein de l’école Jules-Verne, à La Seyne, dont il est le directeur, il n’y avait aucun gréviste. « Ce n’est pas un bon moyen pour faire changer les choses. » Changer les choses ? « La situation actuelle n’est pas du tout satisfaisante. Il faut accepter de prendre le taureau par les cornes pour revenir aux quatre jours et demi. Au départ, le syndicat dont je suis le secrétaire départemental, Unsa Éducation, n’était pas complètement favorable aux détails de ce décret. Mais il a été modifié dans le bon sens. » Et Christophe Ducou y voit désormais de « véritables avancées ».

Si notre enseignant n’a pas manifesté, c’est aussi qu’il juge, dans son ensemble, la réforme sur la refondation de l’école primaire « plutôt bonne ». Quant au décret sur les rythmes scolaires en question, « il est incomplet mais loin d’être scandaleux. Maintenant, il faut convoquer des conseils d’école et que tout le monde se réunisse autour de la table pour voir quelles sont les meilleures organisations possibles. Il faut accompagner la mesure plutôt que de s’y opposer. »

« Cette grève est un réflexe corporatiste »

Les critiques de ses collègues, et notamment du SNUipp, sur la qualité inégale des activités périscolaires suivant la taille des communes ? « C’est déjà le cas. Dans certaines communes, le temps de garderie périscolaire jusqu’à 18 h est gratuit ; dans d’autres, c’est payant. Certains villages ne proposent rien. Mais là, personne n’est descendu dans la rue pour s’en offusquer !» Quid des semaines qui seraient trop chargées ? « En tant qu’enseignant, ça ne va rien changer, puisque je vais continuer à travailler 24 h par semaine devant mes élèves. Les enfants, eux, auront des journées de 5 h 30 au lieu de 6 h. Et une pause minimum de 1 h 30 le midi, ainsi que du temps de loisir en plus. Pour se détendre, pas pour alourdir leurs journées. »

Autre point intéressant pour Christophe Ducou : « On rajoute la matinée du mercredi. Et comme chacun sait, c’est le matin que les élèves ont le plus de facilité de concentration. » Bref, d’après lui, si mouvement de grogne il y a, ce n’est que « réflexe corporatiste. »


CONTRE
Marc Leprini, directeur de l’école Octave-Maurel à Bandol : « Ça va alourdir les semaines »
Marc Leprini a battu le pavé toulonnais hier matin. Comme « une évidence » pour le directeur de l’école Octave Maurel, à Bandol. Même si, insiste-t-il vraiment, il n’a rien « contre une réforme des rythmes scolaires. Au contraire». Le changement serait bien « nécessaire », mais « en concertation » avec les professionnels de l’éducation. « Les enseignants auraient proposé quelque chose de différent si seulement le ministère avait demandé leur avis. » Car pour lui, ce décret sur la semaine des quatre jours et demi, avec le retour du mercredi matin, n’est rien d’autre que la « mainmise des communes sur l’Éducation nationale. »

Et d’expliquer : « Toute la partie périscolaire va nous échapper. Que vont faire les ...

lundi 11 février 2013

Réforme des rythmes scolaires: grève dans les écoles ce mardi

Combien de classes de primaire seront fermées demain ? Une partie des enseignants du premier degré sera en grève pour s'opposer à la réforme des rythmes scolaires (le retour à la semaine de 4,5 jours) proposée par le gouvernement, suite à un appel des organisations syndicales*.
Un enseignant sur deux en grève ?
Dans le Var, un rassemblement, avec « prise de parole », se tiendra à partir de 10 heures sur la place de la Liberté à Toulon. Les participants prendront la direction de la rue Montebello où siège l'inspection académique départementale.

Le SNUipp-FSU (majoritaire) dénonce « une réforme bâclée qui aggraverait considérablement les conditions de travail et de vie des personnels, qui n'apporterait aucune garantie d'amélioration des conditions d'apprentissage des élèves, qui se traduirait par un nouveau désengagement de l'État en direction des mairies ». Le syndicat souhaite un report à 2014 et plus de concertation.
À la veille de la précédente grève - qui concernait l'ensemble de la fonction publique le 31 janvier -, la section varoise du SNUipp-FSU avait estimé qu'un enseignant sur deux serait en grève dans le département.
S'il faudra attendre aujourd'hui lundi pour...

lundi 21 janvier 2013

Rythmes scolaires: la réforme dans la douleur

La semaine de quatre jours et demi à l’école, avec cours le mercredi, passe mal. Les élus, qui doivent se décider d’ici au 1er mars, craignent des dépenses importantes. Les enseignants sont critiques
Elle devait être un des piliers de la refondation de l'école voulue par Vincent Peillon. La réforme des rythmes scolaires, qui semblait faire consensus voici quelques mois, provoque de plus en plus de réactions hostiles. Comme le résume Emmanuel Trigo, secrétaire du SNUipp varois, syndicat enseignant majoritaire dans le premier degré, « le ministère est en train de rater une réforme que tout le monde attendait ».
Celle-ci a pour but d'enterrer la semaine de quatre jours dès la prochaine rentrée scolaire. Instituée par le ministre précédent, Xavier Darcos, en 2008, elle avait supprimé les cours du samedi matin, ce qui a eu pour effet d'allonger les journées de classe. Un rythme jugé trop lourd pour des enfants.

Activités périscolaires
Vincent Peillon a donc prévu de redistribuer dès septembre 2013 la semaine de classe en quatre journées plus courtes - de cinq heures et demi maximum au lieu de six heures. Plus une demi-journée de trois heures trente maximum le mercredi matin (sauf dérogation pour le samedi).
Seul problème : afin que les écoliers ne se trouvent pas à la rue avant 16 h 30, ils seront confiés aux communes pendant une demi-heure à une heure chaque soir, après la classe. À elles d'organiser des activités périscolaires culturelles, sportives, etc.
Face à ces nouvelles charges, les élus au mieux se posent des questions, au pire protestent. Ceux des villages avancent les dépenses insoutenables qu'entraînent ces animations(voir par ailleurs). Les grandes villes, qui disposent souvent de services périscolaires déjà bien organisés, seraient plus à l'aise pour se lancer. Mais, si elles aussi redoutent de voir les factures pour l'école s'alourdir, elles estiment surtout le calendrier trop serré pour s'organiser correctement. « Tout ça est du bricolage », lâche, amer, le ...